Stèle Francazal 2023
Un ARPETE « Maître d’œuvre »
de la Stèle Mémorielle de Francazal
Le 20 octobre 2022, s’est tenue sur l’ancienne base aérienne 101 de Toulouse-Francazal, une cérémonie en présence des plus hautes Autorités civiles et Militaires régionales, et des familles d’Albert LITTOLFF et d’Adonis MOULENE, pour le dévoilement d’une stèle commémorative destinée à honorer la mémoire de neuf aviateurs qui décidèrent de rejoindre la France Libre et le général de Gaulle dès juin 1940.
Genèse de la stèle Mémorielle Mémorielle de Francazal
Ce projet, initié par l’Adjudant chef (ER) Laurent TIXIER secrétaire
de l’ANSORAAE Midi-Pyrénées, s’est vu concrétisé grâce à l’action de
l’ANORAAE Midi-Pyrénées, qui a confié en février 2022, la Maîtrise
d’œuvre du projet au Cne (RH) Bernard Espada «P46» le seul mécano
membre de son bureau.
En huit mois et malgré la défection d’un premier prestataire en BTP sur
l’ouvrage, le défi de livrer le monument mémoriel sans incident a été brillamment assuré.
Mais qui étaient ces neufs aviateurs?
L’aventure de ces neufs aviateurs au départ de Toulouse, leurs noms, leurs vies et leur combat pour la liberté de notre pays lors de la seconde guerre mondiale, étaient, pour beaucoup, tombés dans l’oubli. Pourtant leur choix, leur engagement total et, malheureusement leur sacrifice, pour sept d’entre eux, sont en tous points exemplaires et dignes du plus grand respect.
Engagés dans l’Armée de l’Air et issus de milieux différents, Ils ont voulu agir et se regrouper autour d’un idéal unique afin de refuser la fatalité et le déshonneur de la défaite.
Ils ont fait preuve d’un courage inouï, d’une farouche volonté de continuer le combat, d’un engagement et d’un optimisme sans faille démontrant que rien n’est jamais perdu même dans les moments les plus terribles, les plus sombres de notre Histoire.
Ainsi, le 22 juin 1940, Le lieutenant Roques, les aspirants Casparius, Schlœsing, Ricard-Cordingley et les sergents pilotes Béguin et Guédon décolèrent de Francazal et atteignirent la Grande Bretagne avec leur Caudron Goéland. Trois jours plus tard, c’est au tour du sous-lieutenant Feuillerat, de l’adjudant Littolff et du sergent-chef Moulène, qui, décollèrent également de Francazal, chacun aux commandes de son Dewoitine 520. Tous s’engageront rapidement dans les Forces Aériennes de la France Libre «FAFL3».
Sur ces neuf aviateurs, sept moururent avant la fin de la seconde guerre mondiale dont quatre au combat et cinq furent faits Compagnons de la Libération par le Général de Gaulle.
Rédacteur Bernard Espada P46 AETA-MP





